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02/06/2009

L’Europe désire-t-elle une nouvelle guerre mondiale ?

 

Le Journal Libération du 01/06/2009 a publié un écrit de Peter Van Ham, titré « L’Europe doit être prête à la guerre ».

Voir après une introduction et des extraits résumant les idées directrices de cet appel à la haine et à la destruction apocalyptique, l’intégralité de l’écrit.

 

Détruire, guerroyer, semer la terreur et la mort quitte à ce que ce soit une guerre raciale donc un génocide, se trouver un ennemi tel est la solution préconisée par ce nouvel Hitler pour donner aux peuples d’Europe le sens du nationalisme européen en lieu et place du nationalisme actuel des vingt sept Nations.

Où trouver l’ennemi ?

La Russie ? Hum….Non. On risque d’y laisser des plumes.

La Chine ? Hum….non plus, trop risqué.

Les USA ? C’est tentant, mais trop forts et la chair à canon européenne ne voudrait certainement pas.

La Turquie ? Ils sont musulmans et toquent avec trop d’insistance aux portes de l’Europe, peut-être, cela pourrait faire adhésion.

Mais le mieux, pour ne pas tout de même prendre trop de risques, c’est le Moyen Orient, terrain adéquat pour avoir toujours été terrain d’entraînement de toutes les armées du monde, terrain d’essai en grandeur nature de toutes les nouvelles armes du monde. Allez le Moyen Orient, ils sont en grande partie musulmans, et les Sionistes durant les huit dernières années ont fait un excellent travail de propagande pour que les peuples d’Europe les considèrent comme de dangereux extrémistes religieux désirant conquérir le monde. Bon, toutes les guerres n’ont eu lieu que sur leur sol, ils sont incapables de se défendre et donc à fortiori de conquérir quoi que ce soit, mais cela le citoyen lambda d’Europe n’en a pas conscience, Hollywood et les TV ayant généreusement formaté son esprit.

A lire ce qu’écrit cet illuminé, un écrit à semer l’effroi :

Les années 30 et ses folies seraient de retour.

Pour avoir le sentiment d’exister, il faut tuer.

Car pour lui :

Pour donner le sentiment européens aux citoyens, il faut se trouver un ennemi extérieur et lui faire la guerre.

Le nationalisme européen ne peut se construire que sur la guerre, la destruction, la mort.

Il faut unir par la destruction et non par la construction.

                                                       

                                                                                               IBRAHIMI

 

Extrait de l’article :

L’Europe doit être prête à la guerre par Par PETER VAN HAM- Libération

L’Union européenne présente tous les symptômes de la décadence. …….. Mais les guerres sont partie intégrante de la politique internationale et de la nature humaine, ……... Faire la guerre nous a traditionnellement appris qui «nous» sommes. ……

……Nous n’avons pas de héros européens, seulement des héros nationaux. Nous n’avons pas de «rites de passage» européens, ni de guerres menées pour ou par l’Europe. ……..

……. Ce sont là des qualités féminines …….. très éloignées des guerres qui créent une expérience partagée et un sentiment d’appartenance commun…….. créer une identité par la confrontation aux autres. L’Union doit se défaire de son image aimable, féminine. Il est essentiel qu’elle devienne «méchante» et s’engage dans des interventions militaires, même sans mandat du Conseil de sécurité de l’ONU. …….

……..L’Union doit affirmer qu’une guerre pourrait être nécessaire ……... Ainsi les Européens se sentiront européens, ils prendront conscience qu’ils forment véritablement un tout, qu’ils ne partagent pas seulement une histoire mais aussi un destin. …….. lorsque les citoyens européens ……. être prêts à faire le sacrifice suprême, qu’ils parviendront à réaliser l’importance de l’Union, à donner naissance à une identité européenne.

 

L’article dans son intégralité

 

L’Union européenne présente tous les symptômes de la décadence. Ses citoyens sont persuadés que la guerre ne peut arriver qu’aux autres et qu’ils ont à jamais gagné leur place au soleil (à quelques exceptions près, comme dans les Balkans) : ils seraient promis à vivre à jamais dans un monde pacifique. Dangereuse illusion. Car si l’Union s’enorgueillit de ses «valeurs» et de son «pouvoir normatif» qui lui permet de régler pacifiquement ses conflits internes, elle ne sait tout simplement pas comment les défendre contre l’extérieur, par exemple contre la Russie ou la Turquie. Deux crises récentes ont donné à l’Union un avertissement salutaire. La guerre entre la Russie et la Géorgie, l’été dernier, et la crise du gaz, en janvier, ont souligné que les guerres et la brutalité dans les rapports entre Etats n’ont nullement disparu.

Ce sont des réalités inconfortables pour l’Union, puisque son principal mythe fondateur est celui d’une paix éternelle et la conviction que les Etats doivent régler leurs problèmes par la négociation et le compromis. En conséquence, l’Union suppose que la guerre appartient au passé, comme si les guerres étaient pour les autres, des peuples moins raffinés, moins cultivés. Mais les guerres sont partie intégrante de la politique internationale et de la nature humaine, elles nous concernent donc au premier chef. Faire la guerre nous a traditionnellement appris qui «nous» sommes. Au Moyen Age, l’Europe était la chrétienté, et l’Islam et les Ottomans, nos ennemis déclarés. Aujourd’hui, les Européens s’imaginent mal prenant le glaive pour défendre ce en quoi ils croient. C’est risqué. Il ne faut pas oublier que les «Barbares» ont vaincu l’Empire romain, non parce qu’ils lui étaient culturellement supérieurs, mais parce que les Romains ne croyaient plus qu’ils devaient se battre pour eux-mêmes et pour leur culture. Ils avaient perdu le courage et la foi.

L’Europe doit donc raviver la flamme qui l’anime et affirmer sa confiance en elle-même. L’Union doit se réveiller pour défendre son modèle et ses valeurs. Qui sont ceux qui la menacent réellement aujourd’hui ? Pas les Etats-Unis, ni même la Chine ou la Russie. Ce qui la menace, ce sont, par exemple, l’immigration illégale, qui déstabilise son modèle de société, ou encore l’islam extrémiste. Dans un proche avenir, les armes nucléaires iraniennes représenteront également un danger pour l’Europe.

Dans le passé, l’Union s’est abritée sous le parapluie militaire américain et a renoncé à organiser sa propre défense. Aujourd’hui, ce temps est révolu : elle doit développer sa politique de défense, non seulement pour se préparer au pire -c’est-à-dire la guerre -, mais aussi pour s’engager dans un nouveau projet catalyseur qui implique l’édification d’une nation à l’échelle européenne.

Nous n’avons pas de héros européens, seulement des héros nationaux. Nous n’avons pas de «rites de passage» européens, ni de guerres menées pour ou par l’Europe. Au contraire, celle-ci se conduit comme le gendre parfait, gentil et sympathique. La politique étrangère de l’Union est marquée au coin du «politiquement correct» : elle prend toujours le parti du faible en se conformant à la loi internationale, elle fait du maintien de la paix.

Bref, elle est attentionnée et nourricière. Ce sont là des qualités féminines indiscutablement importantes, mais aussi très éloignées des guerres qui créent une expérience partagée et un sentiment d’appartenance commun. Si être «gentil» permet de s’attirer de la sympathie, cela ne permet pas de créer une identité par la confrontation aux autres. L’Union doit se défaire de son image aimable, féminine. Il est essentiel qu’elle devienne «méchante» et s’engage dans des interventions militaires, même sans mandat du Conseil de sécurité de l’ONU. Elle ferait ainsi savoir à ses partenaires internationaux que l’«Europe» joue en ligue des Champions, et en même temps, elle signalerait à ses citoyens que c’est elle (et non pas les Etats qui la constituent) qui prend en charge les affaires de sécurité et de défense.

L’Union doit affirmer qu’une guerre pourrait être nécessaire pour protéger notre idéal et nos intérêts communs, surtout au moment où l’euroscepticisme relève la tête et le patriotisme est de retour. Ainsi les Européens se sentiront européens, ils prendront conscience qu’ils forment véritablement un tout, qu’ils ne partagent pas seulement une histoire mais aussi un destin. Montrer est plus important que parler. Ce n’est que lorsque les citoyens européens comprendront qu’ils doivent défendre côte à côte leurs intérêts et leurs valeurs, qu’ils affirmeront être prêts à faire le sacrifice suprême, qu’ils parviendront à réaliser l’importance de l’Union, à donner naissance à une identité européenne.

 

Traduit de l’anglais par Edith Ochs

 

Peter van Ham intervient dans l’Union et la force, documentaire de Jean Quatremer, journaliste à Libération, et Jean-Michel Meurice. Le 01/06/2009  au soir sur Arte.

 

 

Postface d’IBRAHIMI

Serait-il peut-être temps de commencer à se construire des abris anti-atomiques sous les fondations de sa maison et de faire un stock d’oxygène, d’eau et de nourriture pour quelques décennies.

Le monde s’ennuie, le monde est blasé, le monde devient fou. Si la planète terre disparaît à jamais, c’est qu’elle l’aura bien cherchée. Que nous redevenons unicellulaire, bactérie, les bactéries, elles au moins ne s’entretuent pas par pur fantasme haineux.

 

Dr. Van Ham est directeur adjoint des études à l'Institut néerlandais des relations internationales «Clingendael». Il est spécialiste des organisations internationales et des politiques européennes. Il a été professeur de West European Politics au George C. Marshall, Centre européen d'études de sécurité à Garmisch-Partenkirchen (1996 - 2001), et a été un chargé de recherche principal à l'Institut de l'UEO d'études de sécurité à Paris (1993 - 1996). Depuis 2000, il est également professeur adjoint au Collège d'Europe à Bruges (Belgique).

 

L’article sur Libération

http://www.liberation.fr/monde/0101570629-l-europe-doit-e...

 

 

 

 
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